Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

DARKNESS, CENSURE ET CINEMA

DARKNESS, CENSURE ET CINEMA

Le blog officiel de la nouvelle collection


Un an de censure au Royaume-Uni

Publié par darkness-fanzine.over-blog.com sur 25 Juillet 2014, 09:18am

Catégories : #bbfc, #censure, #I spit on your grave 2

Un an de censure au Royaume-Uni

Alors qu'en France la commission de classification des œuvres cinématographiques n'a toujours pas publié son rapport d'activité pour la période 2010-2012, le bureau de classification britannique a remis au Parlement le sien, comme chaque année, le 17 juillet dernier. Sur 72 pages, David Cooke, le directeur du British Bord of Fifm Classification, fait le bilan d'une année 2013 particulièrement chargée, le BBFC étant devenu le régulateur des contenus Internet en plus de celui du cinéma, des vidéos, des vidéos à la demande et des jeux vidéos. Contrairement à la France, la protection des mineurs est confiée à un seul organisme pour tous les contenus audiovisuels.

Si l'activité vidéo (DVD, Blu-ray) a diminué de 4% en 2013, le BBFC a contrôlé, pour la première fois depuis 1961, près d'un millier de films sur une année, une progression de près de 15% par rapport à 2012. Sur 974 œuvres cinématographiques soumises à la Commission britannique en 2013, 127 ont été autorisées tous publics (U), 145 laissées à l’appréciation des parents (PG), 321 interdites aux -12 ans non accompagnés (12A), 313 interdites aux -15 ans (15) – dont Machete Kills, World War Z et Kick-Ass 2 – et 68 interdites aux -18 ans (18) dont Maniac, Evil Dead, Grave Encounters 2, The Amityville Asylum ou encore Dead End. On apprend que le distributeur de I Spit on your Grave 2, de Steven R. Monroe, a dû couper 6 scènes pour un total de 27 secondes, afin de pouvoir sortir le film en DVD : « Without these changes the video would be refused a classification. When the video was formally submitted, all the requested cuts had been made and it is classified 18. » Notons à cette occasion, sans lien avec le rapport d'activité du BBFC, que l'affiche japonaise du film reprend le visuel original faisant référence à celui du premier opus (couteau et petite culotte) tandis que sur l'affiche destinée au marché occidental, le couteau a été remplacé par un taser, l'actrice s'est rhabillée et la chaine a été supprimée.

A Nightmare on Elm Street, réalisé par Wes Craven et interdit aux mineurs lors de sa sortie en salles en 1984, a vu sa classification maintenue par le BBFC après ré-examen : « It was originally classified 18. Scenes in which a young woman’s stomach is cut open before she is thrown around her room, and a scene in which a man is ejected from his bed by a huge fountain of blood and gore, meant the fi lm was again classified at 18. » Le film français Baise-moi, de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi, a été interdit aux moins de 18 ans sans coupures pour son exploitation en DVD, ce qui n'était pas le cas lors de sa sortie en salles en 2000. Enfin, Stranger by the Lake (L'Inconnu du lac), I Want your Love ou encore Intérior-Leather Bar ont également été interdits aux mineurs, sans censure, malgré certaines scènes de sexe explicites.

Sur le marché de la vidéo, pour la même période, 1448 ont été classées U, 1361 classées PG, 2010 interdites aux -12 ans non accompagnés, 2481 interdites aux -15 ans, 393 interdites aux mineurs de 18 ans et 529 classées pornographiques (R18). La moitié des 529 films classés R18 a fait l'objet de coupures après que le BBFC ait souligné la dangerosité de certaines scènes dont certaines de gorge profonde avec bâillonnement – « choking and gagging during deep throat fellatio and instances of oxygen restriction during sexual activity. » - urologiques ou de pénétration avec des objets susceptibles de provoquer des dommages physiques : « The BBFC does not allow at R18 penetration with objects likely to cause actual harm, or objects associated with violence. »

Aucune œuvre n'a été interdite au Royaume-Uni depuis The Bunny Game, de Adam Rehmeier, rejetée en octobre 2010 en raison de sa pornographie, du sadisme et de la violence faite aux femmes.

Un an de censure au Royaume-Uni

Commenter cet article

Archives

Articles récents