Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

DARKNESS, CENSURE ET CINEMA

DARKNESS, CENSURE ET CINEMA

Le blog officiel de la nouvelle collection


Pour lutter contre un retour à l'ordre moral, Fleur Pellerin veut affirmer la liberté de création artistique, notamment pour mieux défendre le cinéma

Publié par darkness-fanzine.over-blog.com sur 25 Août 2015, 07:33am

Catégories : #france culture, #promouvoir, #love, #ldh, #tubiana, #sexe, #noé

Pour lutter contre un retour à l'ordre moral, Fleur Pellerin veut affirmer la liberté de création artistique, notamment pour mieux défendre le cinéma

"J’ai voulu, dans une période où leur rôle est plus que jamais central dans notre société, inscrire la liberté de création parmi les libertés fondamentales, au même titre que la liberté d’expression ou la liberté de la presse."

Extrait de l’Édito de Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, dossier de presse présentant le projet de loi Liberté de création, architecture et patrimoine, juillet 2015.

Faut-il cacher ce sexe que je ne saurais voir ?

Au cours de l'émission Le débat de midi, produite et animée par Thomas Chauvineau, diffusée sur France Inter le 20 août 2015, et intitulée Faut-il cacher ce sexe que je ne saurais voir ?, Fleur Pellerin a confirmé sa volonté d'affirmer et de défendre la liberté de création artistique devant le Parlement en septembre 2015, pour mieux lutter contre la tentation d'un "retour à l'ordre moral" observé en France depuis une quinzaine d'années. Le projet de loi, qui propose notamment d'instaurer un Observatoire de la création, comporte une quarantaine d'articles dont des dispositions sur le cinéma.

Émission du 20 août 2015 :

- André Bonnet, avocat, cofondateur de l’association Promouvoir ;

- Michel Tubiana, avocat et ancien président de la Ligue des Droits de l’Homme ;

- Pierre-Marc de Biaisi, auteur du livre Histoire de l’érotisme. De l’Olympe au cybersexe, (Gallimard 2007) plasticien, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de Flaubert ;

- Vincent Maraval, directeur de Wild Bunch distribution et producteur du film Love ;

- et Fleur Pellerin, ministre de la culture et de la communication.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

BF 26/08/2015 09:30

La question de l'article 227-24 n'est pas seulement une question politique.
Il s'agit ici de la protection des mineurs qui est en jeu avant tout et qui est primordiale par rapport à la liberté de création (surtout quand on se rend compte que par liberté de création, il y a surtout derrière une histoire financière).
La modification de l'article 227-24 du code pénal nécessiterait des études d'experts (pédopsychiatres, psychologues, sociologues, etc) afin de déterminer ce qui peut être montré ou non à des mineurs en fonction des classes d'âges.

Kris 26/08/2015 14:08

Je suis assez d'accord pour que la modification de cet article du code pénal fasse l'objet des études bien qu'il existe des études en ce sens qui ont été réalisées dans différents pays avec des rapports communs ou divergents.
La protection des enfants est essentielle mais elle doit se faire de façon responsable et raisonnable en fonction des réalités sociales et de l'évolution de la société. A l'heure d'Internet où des contenus très violents sont accessibles à tous, facilement, le fait que des films d'auteur disposant de visa puissent être encore strictement interdit aux mineurs interroge plus que jamais. L'aspect commercial et financier d'une oeuvre devrait certes passer au second plan mais en raison du temps et de l'argent investis par l'artiste, il est normal d'en tenir compte dans une certaine mesure.
Il y aurait des pistes de réflexion comme indiqués ici :
http://darkness-fanzine.over-blog.com/2015/08/comment-classer-les-films-contenant-des-scenes-de-sexe-non-simulees-marc-le-roy-fait-le-tour-de-la-question.html
http://www.inaglobal.fr/cinema/article/pour-une-remise-plat-du-systeme-de-classification-des-films-8429
http://darkness-fanzine.over-blog.com/2015/08/love-en-attendant-le-conseil-d-etat-on-fait-quoi.html
Enfin, on verra ce qui sera fait plus tard la dessus bien que ça ne sera pas simple.

Kris 25/08/2015 14:42

Il faudrait surtout que la ministre de la Culture pense à faire modifier l'article 227-24 du code pénal de manière à protéger la création artistique (contenant éventuellement des scènes de sexe ou de violence) tout en garantissant une protection des mineurs adéquate. D'ailleurs une manière de modifier cet article a été dit sur un autre article de ce site

darkness fanzine 25/08/2015 16:18

Le projet de loi étant présenté devant les parlementaires à l'automne, et la réflexion sur la révision du système de classification des films devant être conduite au cours de la même période, il y a malheureusement fort à parier que les propositions éventuellement retenues par le gouvernement ne pourront pas intégrer à temps le calendrier d'examen et de vote de la loi sur la création artistique. Dans ces conditions, il n'est pas absolument pas certain que la ministre engage de nouveau un débat - par avance très controversé - sur la modification de l'article 227-24 du Code pénal. Une autre piste d'étude, réglementaire, devra sans doute être étudiée.

Archives

Articles récents