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DARKNESS, CENSURE ET CINEMA

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La Censure à Hollywood, de Clara et Julia Kuperberg, le 3 décembre sur OCS Géants

Publié par darkness-fanzine.over-blog.com sur 12 Novembre 2015, 00:14am

Catégories : #ocs, #censure à hollywood, #cinéma, #documentaire

La Censure à Hollywood, de Clara et Julia Kuperberg, le 3 décembre sur OCS Géants

Dans un article publié sur cinechronicle.com le 9 novembre 2015, Laurianne de Casanove nous annonce la diffusion de Lolita (Stanley Kubrick, 1962) suivie de celle du documentaire La Censure à Hollywood, de Clara et Julia Kuperberg, le 3 décembre prochain sur OCS Géants. Nous choisissons de reproduite la critique de l'émission :

L’Age d’or du cinéma hollywoodien est une source inépuisable d’inspiration pour Clara et Julia Kuperberg, réalisatrices et fondatrices de la société de production Wichita Films. Après les récents Los Angeles, cité du film noir et This is Orson Welles, présenté à Cannes Classics de la dernière édition, les sœurs nous présentent aujourd’hui La Censure à Hollywood : de l’hyper sexualisation des films « pré-code » au Code Hays. Un documentaire drôle et passionnant qui sera diffusé le jeudi 3 décembre à 22h30 sur OCS Géants.

À travers des images d’archives, des extraits de films et les témoignages de l’historien Thomas Doherty et du professeur d’université Craig Detweiler, ce reportage nous emmène 80 ans en arrière, dans les années 30. Une époque oubliée, où « les baisers excessifs ou lascifs, les caresses sensuelles, les positions ou gestes suggestifs ne devaient pas être montrés ». Cette liste d’interdits du code Hays nous fait toujours autant sourire, mais elle changea l’histoire du cinéma américain. Loin d’étouffer la créativité des réalisateurs, la censure a bien sûr stimulé leur imagination. Chaque film est ainsi une nouvelle occasion de tester la détermination et la sagacité des censeurs. Howard Hugues va jusqu’à faire du Code Hays un outil marketing ; le décolleté plongeant de Jane Russell sur l’affiche du Banni est ainsi pour lui un coup de publicité gratuit, qui lui garantit à coup sûr l’intérêt du public. Les commentaires universitaires, qui rythment ce documentaire, donnent un côté pédagogique indéniable. Mais si ces longs plans fixes, cet aspect didactique, peut parfois se révéler pesant, ici, il n’en est rien. Les intervenants choisis ont un talent rare, celui d’instruire tout en divertissant. À cela s’ajoute un montage dynamique, une musique particulièrement bien pensée et une photographie soignée, qui captent encore davantage l’attention du téléspectateur.

L’autre point fort de ce 52 minutes est son humour ; le travail de Clara et Julia Kuperberg fourmille d’anecdotes croustillantes. Ce reportage nous invite à lire entre les lignes : comment parler de sexe sans en parler ? Hitchcock est passé maître en la matière. Du bouchon de champagne qui saute au train qui entre dans un tunnel, le cinéaste britannique s’amuse et nous aussi. Métaphores, symboles phalliques, on suggère plus que l’on montre et chaque production se révèle plus riche et complexe que l’on ne l’aurait cru. Pouvait-on déceler par exemple qu’une canne échangée entre deux hommes laissent entendre bien plus qu’une simple relation amicale ? Les dialogues de films classiques prennent eux aussi, une toute autre dimension. Comme ce passage du Grand Sommeil où Lauren Bacall prévient Humphrey Bogart qu’elle n’est pas une fille facile mais qu’il suffit de demander, ce à quoi il répond l’air de ne pas y toucher : « Je vous préviens, ça va être dur… ». Au final, ce documentaire nous en apprend beaucoup et la passion des sœurs Kuperberg pour le cinéma américain s’avère contagieuse. En regardant ce reportage, on a soudain envie de se replonger dans les grands classiques des années 40 et 50, non seulement par amour des films mais aussi pour le plaisir de découvrir certains non-dits qui nous avaient échappés.

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