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DARKNESS, CENSURE ET CINEMA

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La justice interdit la diffusion télévisée Des Dialogues des carmélites mis en scène par l’artiste russe Dimitri Tcherniakov

Publié par darkness-fanzine.over-blog.com sur 13 Janvier 2016, 21:05pm

Catégories : #Les Dialogues, #Dmitri Tcherniakov, #télévi, #censure, #justice

La justice interdit la diffusion télévisée Des Dialogues des carmélites mis en scène par l’artiste russe Dimitri Tcherniakov

Amélie Blocman nous apprend que le 13 octobre 2015, la cour d'appel de Paris a rendu un arrêt "qui empêchera les amateurs d’opéra de découvrir à l’écran Les Dialogues des carmélites, dans sa version mise en scène par l’artiste russe Dimitri Tcherniakov, telle que représentée en 2010 et 2011 à l’opéra de Munich et enregistrée sur DVD et Blu-ray".

L'auteur de l'article publiée par l'Observatoire européen de l'audiovisuel nous explique l'affaire :

Comme le rappelle France Musique « L'action [de l’œuvre] se déroule pendant la Révolution française, autour du personnage de Blanche de la Force, une jeune femme qui décide d'entrer au couvent. Sous le régime de la Terreur, les religieuses refusent de renier leur foi et sont condamnées à mort par un tribunal révolutionnaire. L'œuvre trouve son point d'orgue dans le final […] : en chantant le Salve Regina, les sœurs montent une à une à l'échafaud et sont guillotinées. Blanche, qui se pose des questions sur sa foi, les rejoint finalement et est exécutée à son tour ». Les ayants droits soutenaient à l’appui de leurs demandes que la raison d’être et la signification des Dialogue des carmélites réside dans son final. Or, dans la mise en scène litigieuse où les faits se situent dans le monde contemporain, et la quasi-totalité des références religieuses ont été effacées, le décor est constitué d’une baraque en bois entourée par la foule tenue à distance par un ruban de sécurité.

[...] La cour d’appel énonce le principe selon lequel « Si une certaine liberté peut être reconnue au metteur en scène dans l’accomplissement de sa mission, cette liberté a pour limite le droit moral de l’auteur au respect de son œuvre, dans son intégrité et dans son esprit, qui ne doit pas être dénaturé. ». A la lumière des différents documents littéraires produits, elle juge que la fin de l’histoire telle que mise en scène et décrite par le metteur en scène Tcherniakov respecte les thèmes (l’espérance, du martyr, la grâce…), chers aux auteurs de l’œuvre première. Néanmoins [...], la cour estime que malgré sa brièveté et hors de toute appréciation de son mérite, la mise en scène de la scène finale modifie les œuvres de Bernanos et de Poulenc, dans une étape essentielle qui leur donne toute leur signification et, partant, en dénature l’esprit.

La cour accède à la demande des appelants portant sur l’interdiction de la commercialisation du DVD litigieux ainsi que sa diffusion au sein de programmes télévisés, en tous pays.

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