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DARKNESS, CENSURE ET CINEMA

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50 Kilos of Tart Cherries interdit à Tabas, en Iran

Publié par darkness-fanzine.over-blog.com sur 11 Juin 2016, 16:20pm

Catégories : #50 Kilos of Tart Cherries, #iran, #cinéma, #censure

50 Kilos of Tart Cherries interdit à Tabas, en Iran

Mis à jour le 17 juin 2016.


Le site radiozamaneh.com nous apprenait le 30 mai 2016, que le ministère de la Culture iranien a interdit l'exploitation de 50 Kilos of Tart Cherries dans la ville de Tabas située dans le centre de l'Iran, après qu'un imam local ait déclaré aux fidèles que le film de Mani Haghighi détruisait « les valeurs révolutionnaires ».

Dans une lettre ouverte, le réalisateur iranien a protesté contre la décision du ministère, expliquant que son film avait déjà été examiné deux fois par le Council of Screening Permits, le Comité de censure, qui avait exigé 17 modifications sur son œuvre avant de délivrer l'autorisation d'exploitation en salles. p { margin-bottom: 0.21cm; }a:link { }

Dans un article publié sur lemonde.fr le 15 juin dernier, Jonathan Vayr rappelle le poids du contrôle cinématographique en Iran :

Le système de censure, instauré depuis la révolution, est toujours puissant, et chaque film qui souhaite obtenir une autorisation de tournage doit voir son script approuvé par les censeurs. Pas de sexe, pas de politique et, globalement, pas de films qui jouent de près ou de loin avec les interdits de la société iranienne. Les limites ne sont pas explicites et charge aux réalisateurs de se mettre à la place des censeurs et d’imaginer ce qui passera ou pas. « Depuis quelques années, apparaît une nouvelle génération de réalisateurs, capables de sortir des films à petits budgets et sans soutien de l’Etat. Ils représentent l’espoir du cinéma iranien », constate Negar Eskandarfar, directrice de la très réputée école de cinéma Karnameh, à Téhéran. Ces trentenaires connaissent bien les contraintes économiques parce qu’ils ont commencé par le court-métrage et le documentaire avant de se lancer dans le long-métrage. C’est le cas de Behtash Sanaeeha, qui a tourné Probable pluie acide, son premier film, grâce à des financements privés. Le propre de cette génération est aussi d’avoir appris à se jouer de la censure en usant de procédés toujours plus créatifs – comme une conversation au téléphone, qui suggère plus qu’elle ne montre.

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