Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

DARKNESS, CENSURE ET CINEMA

DARKNESS, CENSURE ET CINEMA

Le blog officiel de la nouvelle collection


UGC refuse de programmer Conjuring 2 : censure ou application du principe de précaution ?

Publié par darkness-fanzine.over-blog.com sur 1 Juillet 2016, 06:28am

Catégories : #UGC, #cenjuring 2, #censure

UGC refuse de programmer Conjuring 2 : censure ou application du principe de précaution ?

On se souvient qu'après les heurts ayant émaillé les projections de Paranormal Activity 4 (Henry Joost, 2012) à Mantes-la-Jolie (Yvelines) et Montataire (Oise), le 31 octobre 2012, le film Sinister (Scott Derrickson, 2012) avait été menacé de déprogrammation dans une quarantaine de salles pour prévenir d'éventuels troubles à l'ordre public. Face aux conséquences financières désastreuses qu'entraîneraient de telles décisions, Wild Bunch, le distributeur français du film, avait alors réagi en publiant un message d'apaisement sur son site Internet et son compte Facebook : « L’exploitation des films dits ''de genre'' n’étant pas facile en France, nous demandons donc à nos futurs spectateurs de bien vouloir être respectueux des règles de courtoisie et, pour ceux qui le souhaitent, de ne pas hésiter à demander à leur cinéma de programmer le film la semaine prochaine. » En effet, ce type d'incidents ne milite pas en faveur de films violents, comme le soulignait le gérant d’un cinéma à Palaiseau (Essonne) en novembre 2012 dans un article publié par Caroline Vié dans le quotidien 20 minutes : « Un cinéma qui passe Saw risque d'avoir à gérer un public plus ''compliqué'' que s'il passe Amour ou un dessin animé. Certains exploitants, comme moi, se dispensent de diffuser des films qui risquent d'amener une clientèle difficile à gérer. » En avril 2014, la difficulté de programmation en salles du film d'horreur français Aux Yeux des vivants de Julien Maury et Alexandre Bustillo, interdit aux moins de 16 ans par la Commission, témoigne de la réticence actuelle des exploitants. Ce qu'un fait divers avait une fois encore confirmé à Marseille, en octobre 2014, après la projection agitée du film Annabelle (John R. Leonetti, 2014).

Dans un article mis en ligne par Fabien Randanne sur le site 20minutes.fr le 30 juin 2016, on apprend que la projection de Conjuring 2 : Le cas Enfield (James Wan, 2016) a été un véritable calvaire pour les spectateurs du Gaumont Aquaboulevard situé à Paris dans le Xve arrondissement, de jeunes adolescents hurlant et criant tout au long du film : « Pendant toute la séance, on a quand même eu droit à la lumière des portables, à des gens qui parlaient tout haut – j’ai été obligée de crier pour demander à quelqu’un de se taire - et les cinq dernières minutes du film ont été perturbées par les personnes qui ont décidé de partir à ce moment-là », témoigne un spectateur. Pas de problème de ce genre pour les cinémas UGC qui, tout simplement, ont choisi de ne pas programmer le film pour éviter les difficultés. Censure ou application du principe de précaution ? Contacté par 20 Minutes, UGC a alors fait savoir qu’il s’agit d’un simple choix éditorial et que, dans le vivier de films programmables, il a préféré opter pour des œuvres plus grand public. « Si même Warner n’arrive pas à vendre aux multiplexes un film d’horreur light, pas extrême du tout, c’est grave ! », déclare au journal avec colère Cyril Despontin, l'un des organisateurs du PIFFF et de Hallucinations collectives, deux festivals dédiés au cinéma fantastique à Paris et à Lyon. Bref, rien de bon pour les films de genre français lesquels, avant même d'être distribués en salles - ce qui n'est pas une mince affaire -, ont déjà énormément de mal à être financés.

Commenter cet article

Archives

Articles récents