Un communiqué de presse mis en ligne le 9 septembre 2015, officialise le fait que la ministre de la Culture et de la Communication a demandé au président de la commission de classification des œuvres cinématographiques de lui faire des propositions visant à modifier les règles d'attribution des visas d'exploitation pour tenir compte des difficultés récurrentes nées du droit et de la jurisprudence :
"La Ministre a annoncé l'ouverture d'une réflexion sur les conditions d'interdiction des œuvres de cinéma aux moins de 18 ans, dans le cadre de la procédure de délivrance des visas accordés aux œuvres cinématographiques. La Ministre souhaite interroger l'automaticité de l'interdiction aux mineurs, qui résulte du droit actuel tel qu'apprécié par la jurisprudence, pour que la classification puisse mieux tenir compte de la singularité des œuvres et de leur impact sur le public.
La Ministre a demandé au président de la commission de classification des œuvres cinématographiques, Jean-François Mary, de lui présenter des propositions d'ici janvier 2016. Ces propositions s'appuieront sur une concertation menée avec les membres de la commission de classification, des représentants du monde du cinéma, des spécialistes de la protection de la jeunesse et des pédopsychiatres, avec l'appui du CNC."
A son tour, l'Association des réalisateurs producteurs se félicite de cette décision dans un communiqué du 10 septembre : "C'est avec une grande satisfaction que les cinéastes de l’ARP ont appris la décision de la ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin de lancer une concertation sur la classification des films. Ils sont heureux que les appels à corriger le problème de l’automaticité de certaines interdictions et à mener une réflexion de fond sur le dispositif de protection de la jeunesse aient été entendus, et les dysfonctionnements reconnus. Il s’agira maintenant de travailler de concert avec le Président de la Commission de classification Jean-François Mary, en charge de cette concertation, pour retrouver la concordance entre les objectifs du dispositif des visas et ses moyens. Nous serons bien entendu vigilants à ce que la liberté de création, au moment où parallèlement son principe s’apprête à être inscrit dans la loi, soit respectée".