Sur son blog censorial, Albert Montagne nous rapporte les révélations étonnantes d'Ashley Rodriguez qui explique, dans un article mis en ligne le 28 décembre 2017 sur le site Quartz, le grand nettoyage décidé par Pornhub, l'un des géants anglophones du X sur Internet, pour retirer toutes les « vidéos non pornographiques, sages et familiales, qui ont la fâcheuse tendance à se multiplier, illégalement et à foison, sur son site web, mettant à mal le sérieux de son catalogue étoffé en pratiques sexuelles variées et plurielles qui ont fait son succès international ». Le magazine Quartz donne même « le nom et les genres filmiques des nouvelles vidéos, inhabituelles et fort éloignées des choix habituels : Zootopia, le dessin animé Disney de Byron Howard et Rich Moore, Hamilton, la comédie musicale à succès jouée à Broadway, la science-fiction dans plusieurs épisodes des sagas Star Wars et Retour vers le futur ».
Derrière l'anecdote, on découvre en réalité que pour éviter la chasse à la contrefaçon lancée sur les sites de téléchargement illégal et de streaming par de nombreux pays, dont les États-Unis, les contrefacteurs ont choisi de dissimuler les œuvres copiées au milieu de vidéos à caractère pornographique sur des sites spécialisés depuis que les éditeurs habituels de partage de vidéos en ligne - tels Dailymotion, YouTube ou encore Vimeo - ont développé des règles strictes en matière de droits d’auteur et de copyrigth, aidés par des robots rapides et performants capables de faire le ménage dès qu’un film illégal est posté ou une plainte formulée (notice and take down) par les ayant droits.