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CENSURE & CINEMA

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Collection Darkness, censure et cinéma


Une partie des communautés amérindienne et maorie, appelle au boycott d’Avatar 2, jugé « horrible et raciste »

Publié par darkness-fanzine.over-blog.com sur 22 Décembre 2022, 10:06am

Catégories : #censure, #interdiction, #avatar, #boycott, #blueface

On apprend que certains membres des communautés amérindienne d’Amérique du Nord et maorie de Nouvelle-Zélande, ont appelé au boycott d’Avatar: Way of Water (James Cameron, 2022), un film jugé « horrible et raciste », pour reprendre les mots de Yuè Begay, la coprésidente de l’association Indigenous Pride, postés sur son compte Twitter, laquelle ajoute : « Nos cultures nous ont été enlevées de manière nuisible pour satisfaire le complexe du sauveur d’un seul homme. »

Une position qui n’a pas changé depuis 2009 et les propos du réalisateur publiés dans le Guardian en 2010, au moment de la sortie du premier opus : « J’avais l’impression d’être 130 ans en arrière et de regarder ce que les Sioux auraient pu dire à un moment où ils étaient en train d’être massacrés et où on exigeait d’eux qu’ils s’en aillent. » On se souvient en effet que James Cameron avait lui-même qualifié son premier film de « récit de science-fiction inspiré de l’histoire de l’Amérique du Nord et du Sud au début de la période coloniale », expliquant, depuis, « avoir apporté des améliorations dans le deuxième volet ».

Pourtant, les modifications opérées dans Avatar 2 peinent à convaincre, si l’on en croît Mana Tyne, une jeune Maori australienne interrogée par le Washington Post, pour qui la représentation dans le film du Tā moko, un tatouage traditionnel permanent des Māoris de Nouvelle-Zélande et des îles Cook, est « grossière et inappropriée ».

Si le premier Avatar s’est ouvertement inspiré de l’histoire tragique des indiens des plaines, le second semble librement puiser dans la culture maorie, un peuple d’origine polynésienne présent en Nouvelle-Zélande, en dépeignant un nouveau peuple Navi tourné vers l’océan.

Pour les deux communautés, l’un des principaux reproches déjà formulés à la sortie du premier film, reste le même dans le second : les personnages aux visages bleus continuent d’être joués par des blancs alors que le récit s’inspire de l’histoire et de la culture des Premiers peuples : « C’est une forme de caricature raciste que l’on peut qualifier de blueface, une appropriation sans discernement de nombreux éléments de culture non-blanche, restitués par des acteurs blancs pour imposer leur vision du monde », explique Yuè Begay sur Twitter.

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