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Après avoir révisé ses critères en mai 2024 suite aux consultations menées auprès de 12 000 personnes au Royaume-Uni, le British Board of Film Classification (BBFC) a classé 1 256 longs-métrages pour le cinéma l’année dernière, soit une hausse sensible de 13 % par rapport à 2023. Ce qui correspond également au plus grand nombre de films jamais soumis au BBFC depuis sa création.
Sur l’ensemble des œuvres examinées, 4 % ont été interdites aux moins de 18 ans soit 52 au total dont 7 après coupures. Un résultat toujours surprenant quand on sait qu’en France, pour la même période, seul Terrifier 3 a été interdit aux mineurs par la Commission de classification.
Dans le même temps, le Board a étudié 4 342 vidéos. 156 ont été interdites aux moins de 18 ans dont 4 après censure, et 42 classées dans la catégorie des œuvres à caractère pornographique dont 1 après coupures.
Le BBFC indique par ailleurs poursuivre son partenariat avec Netflix jusqu’en 2028, lui laissant le soin d’appliquer ses règles aux programmes proposés aux spectateurs britanniques. Une expérimentation similaire sera mise en place avec la plateforme Amazon Prime Video. Le BBFC annonce enfin l’assistance de l’intelligence artificielle pour classer certains contenus.
Le rapport d’activité nous permet d’apprendre :
- que It Happened One Night de Frank Capra, classé pour adultes lors de sa sortie en salles en 1934 (puis automatiquement interdit aux moins de 16 ans non accompagnés d’un adulte) a été autorisé pour tous publics ;
- la nouvelle classification PG (laissé à l’appréciation des parents pour les plus jeunes, déconseillé aux moins de 8 ans) accolée à Star Wars Episode I: The Phantom Menace de George Lucas, pourtant classé pour tous publics en 1999, et ce pour quelques scènes de « violence légère » ;
- l’interdiction aux moins de 12 ans du chef d’œuvre de William A. Wellman A Star is Born (1937) pour sa référence, bien que discrète, au suicide ;
- ou encore l’interdiction aux mineurs de Tokyo Emmanuelle (Akiro Kato, 1975) qui avait été classée X en 1977 moyennant quelques coupures.
Le rapport complet du BBFC est accessible : ICI.