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Le 10 septembre 2025, la Haute Cour de Delhi confirme la décision d’interdiction de Masoom Kaatil (Shyam Bharteey) prise en 2022 par le Central Board of Film Certification (CBFC), considérant que le film hindi fait la promotion de groupes d'autodéfense et risque de semer la discorde, précisant qu’un visa ne peut être accordé à des œuvres qui ridiculisent les religions et les communautés, incitent à la haine ou menacent l'harmonie sociale. Les juges ajoutent que le film, susceptible de corrompre la moralité des plus jeunes, peut en outre nuire à la confiance de la population en la justice du pays.
Se référant à la jurisprudence de la Cour Suprême dans les affaires S. Rangarajan v. P. Jagjivan Ram et Raj Kapoor v. Laxman, la Haute Cour de Delhi rappelle que le cinéma, qui a la « capacité unique d’éveiller des sentiments et des comportements violents ou contraires aux bonnes mœurs », doit parfois nécessairement être censuré sans qu’aucune coupure ne puisse permettre une exploitation. Ce qu’avait demandé le réalisateur.
Masoom Kaatil, qui raconte l’histoire de deux jeunes adolescents végétariens éliminant un à un les bouchers de leur communauté à travers le pays, avait déjà surpris les membres du comité de révision de Mumbai qui, en septembre 2022 à l’unanimité, ont refusé de certifier un film comportant des séquences d’extrême violence sur les animaux, de meurtres et des « scènes où des individus sont obligés de manger de la chair et des excréments humains ».