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CENSURE & CINEMA

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Collection Darkness, censure et cinéma


C'est Noël : le dernier rapport d'activité de la Commission de classification est en ligne !

Publié par darkness-fanzine.over-blog.com sur 21 Décembre 2025, 17:07pm

Catégories : #cinéma, #interdiction, #Rapport, #Commission de classification des oeuvres cinématographiques, #2024

Présenté comme « un observatoire des sensibilités contemporaines face aux images et aux thèmes véhiculés par la production cinématographique », le rapport annuel d’activité de la Commission de classification des œuvres cinématographiques pour l’année 2024, a été mis en ligne le 16 décembre 2025. Ce sont 1759 courts et longs-métrages qui ont été vus, soit 74 œuvres de plus qu’en 2023. Un seul film a été interdit aux mineurs en 2024 : Terrifier 3.

On apprend que deux films ont fait l’objet d’un recours gracieux : Rabia, de Mareike Engelhardt, et Une nuit au zoo, de Ricardo Curtis et Rodrigo Pérez-Castro. Dans les deux cas, la Commission de classification a maintenu sa décision après un second visionnage.

Pour le premier :

« La commission propose une interdiction aux mineurs de moins de 12 ans pour ce film qui, malgré son propos utile sur le départ de jeunes filles rejoignant l’État islamique, se déroule dans un climat pesant fait de rapports de domination et comporte des scènes de violence (viols, sévices) et de cruauté, l’ensemble étant de nature à troubler un jeune public. »

Pour le second :

« Certaines scènes de ce film d’animation peuvent impressionner un très jeune public »

En 2024, quatre films ont fait l’objet d’une demande de reclassification par les distributeurs à l’occasion d’une nouvelle sortie en salles : Victime du pêché (Emilio Fernandez, 1951), L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse Chemise (Nina Companeez, 1973), La Vengeance du dragon noir (Joseph Kuo, 1974) et Brigade spéciale (Umberto Bozzi, 1976.

L’affaire Terrifier 3 (Damien Leone, 2024) y est détaillée. La Commission justifie sa décision en trois points :

« Sur le caractère inédit, il faut préciser que si une telle restriction aux moins de 18 ans n’est pas habituelle, il ne s’agit cependant pas d’une « première » depuis presque 20 ans puisque, depuis 2006, ce sont bien 15 œuvres cinématographiques tous genres confondus dont deux courts métrages qui ont fait l’objet d’une interdiction aux moins de 18 ans entre 2006 et 2023. Dans la catégorie des films dits d’horreur, un autre opus de la série des Saw - Saw 3D chapitre final, sorti en salles en 2010 avec un visa 16 ans a finalement été requalifié en 18 ans après une décision du Conseil d’État, en 2015, qui l’a jugé comme devant entrer dans cette classe d’âge. Dans les autres catégories, figurent Antichrist, requalifié avec un visa 18 ans en 2023, après décision du Conseil d’État, ou encore le documentaire Caniba sorti en salles en 2018 après avis de la seule Commission. En revanche, Salafistes qui avait reçu un visa initial 18 ans par la Commission en 2016 n’est pas compté parmi les 15 œuvres parce que, à la suite d’un recours devant le Conseil d’État qui a estimé que son visa initial à 18 ans n’était pas justifié, il a été requalifié en un visa 16 ans.

« Sur le caractère contestable de la restriction ou à tout le moins « discutable »4 il faut souligner que ni la Commission ni le juge administratif n’ont eu précisément à la discuter à nouveau, faute de recours gracieux ou contentieux. En effet, les distributeurs n’ont pas fait le choix de soumettre l’œuvre à un second visionnage par la Commission, ce qui se pratique pourtant régulièrement avec une présidence alternative et de nouveaux débats, et ce qui peut permettre, le cas échéant, de modifier quasiment en temps réel le niveau de l’interdiction lorsque la restriction est jugée trop sévère, comme cela a été le cas pour le film Pleasure en 2021, pour lequel après une première délibération statuant sur un moins de 18 ans, c’est un moins de 16 ans avec avertissement qui a finalement été proposé à l’issue d’un second visionnage. Ils n’ont pas non plus sollicité le juge administratif qui a vocation à se prononcer, y compris en référé et donc très rapidement, comme il l’a fait à plusieurs reprises notamment pour opérer des distinctions entre les notions de visa 16 et de visa 18 ans.

« Sur le caractère « discutable » de la restriction, le propos est ici non pas de discuter ce qualificatif mais, en revanche, d’éclairer le processus qui a mené à cet avis en exposant, à partir des débats qui ont eu lieu et des arguments échangés entre ses membres, comment la Commission a été amenée à faire cette proposition du seuil fixé à 18 ans. »

Enfin, on peut trouver en annexe la liste des films avec interdiction aux mineurs de 18 ans depuis la parution du décret de 2001 :

Le rapport complet peut être consulté en cliquant : ICI

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