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Huit ans après sa sortie, la Cour d'appel de Nairobi (Kenya) a examiné la base légale del'interdiction d’exploitation de Rafiki décidée par le Kenya Film Classification Board (KFCB) le 27 avril 2018 pour des raisons de moralité publique, le film de Wanuri Kahiu racontant l’histoire amoureuse de deux jeunes femmes.
Dans sa décision du 23 janvier 2026, la Cour déclare que si le KFCB peut légitimement interdire les films qui promeuvent, encouragent, justifient ou glorifient des comportements criminels, il n’a pas à censurer l’homosexualité qui, aujourd’hui, est une réalité sociale, ajoutant que dans ce cas, un film peut être restreint à une catégorie de spectateurs voire réservé aux adultes.
Elle ajoute que certaines dispositions du Films and Stages Plays Act, qui permettent à la police d’interrompre un tournage, ou encore à l'État de conserver les parties coupées d'une œuvre cinématographique, sont inconstitutionnelles.
Sans se prononcer sur le fond de l’affaire, la Cour invite la cinéaste à présenter de nouveau le film devant le KFCB qui, désormais, devra l’examiner à l’aune de cette clarification.
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