/image%2F0558978%2F20260128%2Fob_fcfd5b_bel-ami-poster.jpg)
Interdit en Chine pour ses propos jugés « subversifs », Bel ami (Piaoliang pengyou, 2026) de Geng Jun plonge le spectateur en 2010 dans une petite ville chinoise où évoluent des personnages en quête d’amour et de liberté.
« On y suit deux femmes lesbiennes demandant à un coiffeur gay d’être le père biologique de leur premier enfant. Autour de ce couple, il y a deux hommes homosexuels d’âge mûr, rongés par la solitude et en manque d’amour », précise Rose Piccini le 27 janvier 2026. Un cinéma chinois radical et rebelle qui n’est évidemment pas du goût des autorités, ce que rappelle Unifrance dans le dossier de presse : « Interdit en Chine, Bel Ami a trouvé un écho inattendu à l’étranger. La censure a paradoxalement contribué à renforcer son aura et à attirer l’attention de la critique internationale. Cette interdiction en a fait un symbole de résistance artistique contemporaine. »
Co-produit par la France, Bel ami est sur les écrans français depuis le 28 janvier distribué par Blue Note Films. Le film a remporté quatre prix majeurs aux prestigieux Taipei Golden Horse Awards à Taïwan, ce qui irrite au plus haut point le pouvoir chinois.