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Jugé désobligeant à l’endroit de la communauté brahmane en Inde, le film Netflix Ghooskhor Pandat, réalisé par Ritesh Shah, devrait être prochainement re-titré sous la pression des pétitions et de la rue qui conteste l’emploi abusif du mot « Pandat » (un titre honorifique donné aux érudits de la caste des brahmanes se livrant à l'exégèse et à l'enseignement) lequel, employé dans le film et son titre, « équivaut à une diffamation collective » selon les contestataires.
Après avoir rappelé que Ghooskhor Pandat est une « œuvre de fiction qui ne critique ni ne représente aucune caste, religion ou communauté », le producteur indique cependant préparer la modification du titre pour ne pas heurter davantage certains spectateurs.
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Ce n’est pas la première fois que de telles modifications interviennent dans le cinéma indien. On se souvient de Billu Barber en 2009 devenu Billu pour ne pas heurter une association de coiffeurs à Mumbai, de Goliyon Ki Raasleela Ram-Leela rebaptisé Ram-Leela en 2013 après la décision de la Haute Cour du Madhya Pradesh faisant droit à la demande de groupes religieux, de Padmavati rebaptisé Padmaavat en 2018 pour ne pas heurter la communauté rajput opposée à ce qu'un film puisse réinterpréter l'histoire du pays, de Loveratri devenu Loveyatri la même année pour ne pas contrarier le festival Navaratride, de Mental Hai Kya rebaptisé Jugementall Hai Kya en 2019 pour ne pas stigmatiser les personnes souffrant de problèmes psychiatriques, de Laxmmi Bomb renommé Laxmmi en 2020 pour ne pas offenser la déesse Laxmi, de Prithviraj devenant Samrat Prithviraj en 2022 à la demande de la Karni Sena, une organisation politique basée au Rajasthan, ou encore de Satyanarayan Ki Katha rebaptisé Satyaprem Ki Katha en 2023 pour préserver certaines communautés indiennes.