/image%2F0558978%2F20260420%2Fob_46577c_673808045-10163383288512600-6394676607.jpg)
Alors qu’il devait être projeté durant le Festival du film méditerranéen d’Annaba (Algérie) organisé du 24 au 30 avril 2026, L’Arabe (The Arab, 2025) de Malek Bensmaïl, est finalement déprogrammé faute de visa, indique le réalisateur sur son compte Facebook : « « Alors que mon film produit avec l’argent public de mon pays, circule librement et est accueilli avec respect dans de nombreux festivals et salles à travers le monde, sa première algérienne, annoncée dans le cadre de l’Annaba Mediterranean Film Festival, vient d’être annulée, sans la moindre explication claire ni transparente. » Officiellement, le film n’aurait pas reçu le visa d’exploitation indispensable à sa projection : « Plus de soixante ans après l’indépendance, il est douloureux de constater que nous restons pris au piège d’une censure administrative opaque et infantilisante, qui nie à la fois le travail de ceux qui fabriquent les films en Algérie et le droit du public algérien à voir ses propres œuvres et à les critiquer. […] Derrière chaque visa refusé, il n’y a pas seulement un film empêché, il y a des années de travail, d’espoir et de confiance trahis – et un public que l’on prive encore une fois de son cinéma », explique le cinéaste.
/image%2F0558978%2F20260420%2Fob_36e3ca_capture-d-ecran-2026-04-20-073552.png)
Le ministère de la Culture n’a pas encore communiqué sur cette déprogrammation.
Le premier long-métrage de fiction de Malek Bensmaïl, est une adaptation du roman Meursault, contre-enquête, de Kamel Daoud, lauréat du prix Goncourt pour Houris en 2024. Le film raconte l’histoire d’Haroun, un vieux célibataire à la retraite qui, en 1996 à Oran, affirme à un jeune journaliste être le frère de « l'Arabe sans nom » tué dans le célèbre roman d'Albert Camus.