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Le cinéma Le Brady a projeté le 10 avril 2026, Chronique d’un été (Anoushka, 2025), une comédie musicale interdite aux moins de 18 ans en raison de scènes de sexe explicites. Le film, déjà diffusé sur Canal+ au mois de février dernier, a également été montré en avant-première à Metz (Moselle) le 2 avril devant une salle comble. Une habitude prise depuis plusieurs années par la réalisatrice qui présentera son dernier long-métrage en ouverture du Porn Film Festival Vienna (Autriche) organisé du 14 au 20 avril 2026.
« L’expérience de la salle reste très importante, car c’est précieux d’avoir des retours directs, d’entendre les gens rire ou pas, d’observer leurs réactions. Mon projet est avant tout cinématographique même si le film contient des scènes explicites », explique la réalisatrice.
Revendiquant une œuvre résolument « éthique et féministe », Anoushka promeut une autre façon de mettre en scène le sexe à l’écran : « J’ai toujours voulu me libérer des codes du porno mainstream tout en respectant le cahier des charges de Canal+ (*) qui coproduit le film. Mes scènes de sexe sont relativement courtes, car je pense qu’y consacrer dix minutes n’apporte pas grand-chose de plus. »
Le porno en salles est-il de retour ?
Chronique d’un été n’est pas à proprement parler un film à caractère pornographique, car il n’a pas été présenté à l’avis de la commission de classification des œuvres cinématographiques. S’il ne dispose donc pas de visa d’exploitation, un visa exceptionnel lui a toutefois été accordé pour 30 séances avec une auto-classification « interdiction aux mineurs de moins de 18 ans ».
Notons par ailleurs qu’un premier festival « spécialisé » intitulé Niquons ! Festival de films de cul, sera organisé le 19 avril prochain au cinéma La Clef à Paris. Au menu, plusieurs films en compétition et des séances spéciales suivies de rencontres et discussions autour de la pornographie, des sexualités et du travail du sexe.
(*) « Il y a des choses qui sont imposées dans la charte Canal+. Il faut cinq scènes explicites dans un film. Mais la durée n’est pas mentionnée. Du coup, je fais des scènes assez courtes pour me laisser plus de temps pour développer mon histoire », in Didelot Jérôme, « Mes films ne sont pas des supports masturbatoires », www.infos.rtl.lu/culture/cine-series/mes-films-ne-sont-pas-des-supports-masturbatoires-1925104263.